•    Déjà 10 jours sans voir mes fesses, mon pauvre public doit commencer à ressentir des signes de manque. J'arrive, mes chéris !

      Aujourd'hui nous allons nous préoccuper d'habiller en longueur le dodu postérieur que voici :

    La semaine du pantalon

    Le slip blanc c'est cadeau.

      Rappelons-nous, il y a 4 ans le pantalon droit de base construit selon la méthode Esmod retouchée avait abouti à ce résultat, j'annote sur les images, la lecture sera moins fastidieuse :

    La semaine du pantalon

    Délicieuse impression de couche culotte sur la vue de dos.

      J'ai reporté la base ayant produit ce résultat sur papier sans me préoccuper des poches, afin de trouver le bon ajustement pour le contour des hanches. Les tracés correspondant aux différentes toiles ont été annotés sur la photo suivante. J'ai préféré refaire une toile pour chaque session de modifications, même mineures, pour plus de fiabilité et garder des petites marges de couture.

    Le mois du pantalon

    En résume : tracé de départ en marron, tracé final en rouge.

      Toile 1 : en percale. cela tire moins au niveau des hanches, mais pour le reste : peu de progrès.

    Le mois du pantalon

      Toile 2 : alors là je me suis plantée à l'assemblage ce qui donne une jambe montée à l'endroit et l'autre sur l'envers. Le tissu employé est plus fluide.

    La semaine du pantalon

      Toile 3 : retour d'une percale Toto avec une ligne milieu dos plus pentue et accentuation du creusement des fesses

    La semaine du pantalon

      Intermède prêt-à-porter : j'avais gardé ce pantalon en laine T40 légué par ma mère sur le siège éjectable après le déménagement parce que je me souvenais qu'il m'allait à peu près mais que je n'aimais pas tant que ça le porter.

    La semaine du pantalon

      Analyse du confort ressenti : globalement le pantalon est seyant. Je déteste la doublure trop froide et glissante. La taille et les cuisses sont très serrées en position assise. Debout, les hanches tirent le pantalon vers le bas, ce qui donne une sensation de malaise malgré un seyant globalement bon. Les cuisses tirent sur le côté au niveau le plus fort du bassin (on constate que les lignes d'aplomb verticales sont déportées sur le côté à ce niveau) et la fourche dos manque un peu de creux.

      A ce stade, je ne savais plus trop quoi faire, et les conclusions tirées de la littérature m'incitaient plutôt à poursuivre l'élargissement du côté dos et verticaliser la fourche dos sans la creuser vers le bas. J'ai donc réorienté le tracé dans cette direction et me suis décidée à couper dans le vrai tissu un pantalon sans poche que je pourrais porter un peu le temps de me faire une idée stable sur les derniers ajustements à apporter. J'ai légèrement creusé la fourche devant car je trouve encore un petit excès de tissu à cet endroit.

      Voici le résultat avec une laine fluide, dont les fils assez épais sont tissés avec une armure toile. Ce tissu issu des soldes sacrés coupons était destiné à nous faire des pantalons assortis à Monsieur et moi-même, mais comme je ne trouve pas son tombé si terrible (même si la couleur me plaît toujours beaucoup) et que Monsieur ne le trouve pas terrible tout court, il a rejoint le troupeau des tissus cobaye.

    Le mois du pantalon

      Le confort ressenti est bon sauf : la ceinture qui serre un peu trop et le genou gêné lorsque je le lève à 90° (tire trop sur le dos de la fesse). En station assise la taille devant monte haut, mais on évite le gros amas de tissu inesthétique sur le bas ventre. Bref, c'est portable mais je préfère largement mes shorts, donc au bout d'une demi-journée j'ai fait l'échange !

    Le mois du pantalon


      Venons en au sujet qui fâche : si en couture, les variations de poids qui dépassent quelques kilos sont une plaie lorsqu'on a consacré un certain temps à un ouvrage que l'on ne peut plus porter, celles de notre posture sont un casse-tête qui se réactualise sans cesse. Je ne me suis rendue compte que récemment à quel point j'avais tendance à m'avachir sur moi-même, ou, pour jargonner, me tenir préférentiellement avec une rétroversion du bassin (et tout ce qui va avec : jarret tendu - bide en avant - épaules voussées). J'ai mis un moment avant de comprendre de quelle chapelle posturale je ressortais parce que le ressenti qui domine est celui de mes dernières lombaires bloquées en lordose.

    Le mois du pantalon

      Sur les photos précédentes, je fais attention à corriger cette posture, mais voilà ce que cela donne quand le naturel revient :

    Le mois du pantalon

    Posture corrigée / Posture naturelle

      Maintenant, ajoutons un cas de figure : le relevé de fesses en arrière (antéversion du bassin) qui ne donne pas du tout le même résultat. Faut-il donc s'appeler Kim Kardashian pour avoir un dos de pantalon qui tombe parfaitement en ce bas monde ?

    Le mois du pantalon

    Posture naturelle / Posture corrigée / Posture en lordose

      J'avais pris conscience du problème en essayant de reproduire la posture de mon mannequin il y a deux ans en faisant les toiles du combishort. Rétroversion du bassin -> manque de tissu devant et excès au dos.

    Le mois du pantalon

      Pour ceu.x.sses qui la préfèrent en version anglaise avélacen asiatique, voici une vidéo que j'ai trouvée claire sur le swayback, nom plus usité de la rétroversion du bassin sur la blogo couture :


      Quant à moi, à la perspective d'avoir à envisager un programme de musculation
    *bruit de rire comprimé qui sort par le nez*, je prends mes jambes à mon cou, ce que me permet heureusement de faire ce nouveau pantalon !


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  •   Aujourd'hui, je vous propose de plonger avec moi dans le processus créatif de la première guenille de 2018. 

    La vérité sur l'inspiration

    La vérité sur les cols marins

      J'avais dans les cartons cette photo de Camille Bidault Waddington issue d'un portrait pour Vogue, je suis retombée dessus, me suis redit, ahlala, vachement bien cette cette marinière Véronique Leroy. L'image est petite mais le vêtement graphique. Nous avons donc un haut large, pas très long, souligné au bas du buste et des manches par un galon bleu marine; le col qui semble être marin est bordé du même galon. Fait notable, l'encolure (zone d'insertion du col) est également galonnée.

    La vérité sur les cols marins

      Pas moyen de mettre la main sur d'autre visuels de ce modèle sur le net, il a donc fallu lui inventer un dos. J'avais une autre photo dans les cartons : une robe d'Anna Allen dont je trouve le dos du col très bien foutu, celui-ci permettant de surcroît de masquer la couture d'un empiècement au dos froncé.

    La vérité sur les cols marins

      Pour couronner le tout, comme j'avais le désir d'habiller un peu plus l'encolure devant, je me suis inspirée de cette tunique de la collection Tory Burch de ce printemps 2018 portée par la top Sora Choi :

    La vérité sur les cols marins

    La vérité sur le tissu

      Ensuite je me suis intéressée au premier de ces tissus dont j'ai trouvé plusieurs variantes chez Bennytex. J'avais le projet de renouveler mon stock de chemises et cherchais un tissu souple, doux et pas trop fin, d'une couleur qui me plaise, autant dire que quand je suis tombée sur quatre rouleaux d'une étoffe adéquate dans mes coloris préférés qui arboraient en bonus un délicat aspect chiné je ne me suis pas fait prier pour en exporter un échantillon intramuros. Le tissu me semblait être un mélange coton/soie, et lorsque je me suis enquis de sa composition auprès de ma coupeuse, renseignement pris auprès de son supérieur : c'était de la laine. Bon pourquoi pas, le tissu ne piquait pas alors ok. J'en ai tout de même fait brûler un morceau avant de choisir à quelle sauce le décatir et absolument aucune odeur de cochon brûlé (ni de plastique, heureusement) ne s'en dégageait... De près, le tissu a un aspect légèrement poilu et brillant qui m'évoque fortement de la viscose, et comme il ne devient pas complètement cartonneux au lavage il est vraisemblable qu'il s'agisse d'un mélange coton/viscose. Quant au galon marine, il a été découpé dans les dernières chutes de viscose velours de cette robe.

    La vérité sur le patron

      Comme mon coupon était une fin de rouleau il a fallu s'adapter à sa petite taille (1mètre) : j'ai choisi une ligne plus près du corps, en gardant des épaules légèrement déportées sur le côté, et les manches sont 5/6. Puis, passage en revue du stock de dessins techniques Burda pour trouver une tunique à pinces poitrine adéquate, et choix du modèle 112 de novembre 2012.

    La vérité sur les cols marins

      Comme une authentique kréatriss, je n'en ai gardé que les emmanchures et les épaules. J'ai légèrement approfondi les pinces, franchement cintré les côtés, raccourci la longueur, et dessiné un empiècement épaules en rétrécissant la largeur du haut. J'ai bien sûr redessiné le col, celui-ci se séparant en deux  phases : le col marin, et l'encolure approfondie en fente poitrine boutonnée (arrivant à peu près au même niveau que sur le patron).

      Le col marin a été construit en faisant se chevaucher d'1,5cm les côtés des épaules, le bord du col devant étant légèrement convexe (je trouve aux cols dont le bord file tout droit une tête mesquine).

    La vérité sur les cols marins

    Hî-haaaan !

    La vérité sur les cols marins

    La vérité sur la confection

      J'ai commencé par monter les épaules, puis touche par touche, le col a été monté, et ça n'a pas été une mince affaire que de s'assurer que les deux pans arrivaient bien au même niveau.

    La vérité sur les cols marins

      Dans ce sandwich, j'ai fixé à l'aveuglette les deux boucles de boutonnière faites en tressant le fil, et celles-ci se retrouvent un peu trop longues d'où les 2 petits boutons légèrement déportés sur le côté.

    La vérité sur les cols marins 

      J'ai hésité à thermocoller une face du col, ne l'ai pas fait et ne regrette pas spécialement, le galon apportant suffisamment de maintien. Je n'ai pas cherché à différencier dessus et dessous de col pour optimiser le roulé de ce dernier.

    La vérité sur les cols marins

      Préférant éviter les surpiqures moches sur le galon, j'ai fixé tous les ourlets à la main en écoutant quelques heures de podcast, avec du fil de coton vintage s'il vous plaît.

    La vérité sur les cols marins

    La vérité sur le seyant

      Le rendu du col est satisfaisant mais j'ai eu chaud : son roulé autour du cou fait qu'il n'arrive plus qu'à 0,5cm de la couture de l'empiècement, contre 2cm sur le patron. Je ne regrette pas non plus le défi technique de l'ajout d'un parement de fente, c'est un apport positif au modèle.

    La vérité sur les cols marins

    Désolée pour la luminosité mais le photographe de Vogue n'a pas honoré son RDV.

    La vérité sur les cols marins

    La vérité sur les cols marins

    La vérité sur les cols marins

      Le vrai problème du col marin, c'est son poids. J'ai déjà tendance, question de morphologie j'imagine, à avoir les hauts qui partent légèrement vers l'arrière quand je les porte, mais alors si on ajoute un poids au dos le phénomène est carrément accentué : à moi les plis en diagonale qui partent de la poitrine et le dos qui poche, et le col qui se riquiquise devant, snif, quoique cette bascule donne un petit côté sexy aux épaules.

    La vérité sur les cols marins

                                           Placement gravitationnel / L'avant retiré vers le bas (comme sur le patron quoi !)

    La vérité sur les cols marins

    La vérité sur les cols marins

    La vérité sur les cols marins

    Belle rencontre avec la pupullerie

      Malgré cette bascule, il demeure très agréable à porter, et m'a mis en appétit de cuisiner les trois coupons suivants !


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  •    La roue de la vie tourne sans ralentir et voici déjà venu le temps du bilan de l'année écoulée. Une année qui s'est plus révélée hashtag slowcouture que les précédentes puisque je me suis majoritairement servie de tissus déjà en stock, avec une part importante de projets nécessaires. Cette production s'est composée de :

    - 3 petits boudins, hin-hin-hin :

    Récap 2017

    Boudin force beige : beaucoup porté au printemps, son pli susfouffal risque de l'empêcher d'être reporté avec autant d'entrain en 2018.

    Récap 2017

    Boudin force turquoise : forme ok mais il n'a pas de poches dos puisqu'il avait été coupé dans une chute de 40cm, oui messieurs-dames, une chute de 40cm. Vous douteriez-vous qu'il n'a pas encore de bouton ? Eh non, bonne raison pour ne pas se presser d'en mettre un en 2018 et le reporter dès l'été.

    Récap 2017

    Boudin force kaki : la grosse satisfaction de l'année, je pourrais le porter tout le temps. Il a d'ailleurs remporté une victoire de la musique sur T&N ! Le velours bouloche légèrement à la zone de frottement avec le sac sur la hanche droite.

    - le combishort hybride en soie sauvage :

    Récap 2017

    Toujours pas porté, toujours pas refait les poches qui accrochent. Boulet ! Mais un boulet qui fait joli dans l'armoire Ikea aux portes transparentes (le souhait de la garde-robe panoptique s'étant réalisé).

    Récap 2017

     - la jupe-culotte dp studio et son accessoire de buste à bretelles :

    Récap 2017

    Encore trop frais pour faire un retour.

    - le jean Safran accompagné de son Plantain mou :

    Récap 2017

      J'ai fini par reprendre la ceinture qui baillait trop debout et me serrait trop assise pour l'abaisser de 2-3cm mais le jean est toujours à peu près aussi énervant à serrer les mollets, faire des plis et ne pas tenir en place sur les hanches. Je confirme donc que le Flexdenim de 1083 n'est pas le partenaire idéal de Safran. Par contre Plantain s'est avéré pratique et a été porté plusieurs fois.

    - un sac cadeau et un sac à courses également utilisé comme sac à main :

    Récap 2017

    - une chemise portable issue des tests du prochain patron.
    - un pantalon sur mesure pour Monsieur dans le même tissu que le boudin kaki. À en relever la fréquence de port, on dirait bien qu'il est content. Il me reste assez de tissu pour faire un gilet : pour moi, pour lui ? Les deux et on programme la fête de la bière à Munich l'automne prochain ?

    - 2 pyjamas en éponge velours 100% coton (impossible quête résolue par Lebenskleidung) et 1 sous-pull pour Môman.
    - 4 rideaux dont un pas fini mais on s'en fout, car les toiles portables existent aussi en matière de linge de maison.
    - j'allais oublier mais les 3 serviettes ourlées à la main, on peut dire que ça compte.

      Faisons tourner les roues avec cette modeste production :

    Récap 2017

      La fourche fait son retour tonitruant ! Une tendance qui se confirmera en 2018.

    Récap 2017

    Je crois que j'ai trouvé ma marque de patrons préférée... La part "copie" c'est parce que les pyjamas ont été redessinés d'après un pyjama de marque Emo distendu par 2 générations (interprétation possible grâce au motif du tissu éponge). Je n'ai pas acheté un seul Burda cette année faute d'adhésion aux tendances actuelles...

      Qu'en est-il de l'utilisation réelle des habits qui me sont destinés ?

    Récap 2017

    Un bilan que je qualifierai d'honorable en ces temps d'abondance, et puis j'ai trouvé le short de ma vie donc on peut pas dire que j'aie perdu mon temps.

      Hors lingerie, je n'ai pas acheté de vêtements neufs mais quelques pièces d'occase de bonne qualité (2 robes, 1 short, 1 T-shirt, 1 chemise). J'ai acheté ma première machine à laver, vous vous en fichez probablement mais j'ai vécu le drame de l'année en oubliant mon pull préféré dans un cycle coton #RIPàça

      Je pensais orgueilleusement que j'allais être la seule couturière en position de se targuer d'avoir eu un stock de tissu en solde négatif sur 2017 et puis j'ai découvert l'entrepôt Bennytex pendant leurs promos de décembre. J'ai beau avoir été raisonnable, le stock accuse tout de même une légère progression.

    Qu'est-ce qui se trame pour 2018 ?

    - un autre pantalon pour Monsieur, et vite !
    - un sac à main/cabas (c'était le deal : pantalon contre fournitures pour sac)
    - une robe de chambre pour Manman, encore faut-il trouver le tissu adéquat
    - un ensemble de lindy hop pour mme Taillefine (jupe et chemisier)
    - des coussins

    - le réemmaillotage de Frida la dépenaillée
    - une petite collection de hauts dans 4 déclinaisons automnales d'un même tissu opportunément déniché chez Bennytex : ce bordeaux ouvrira le bal en se transformant en vareuse agrémentée d'un galon marine.

    Récap 2017

    - la création du pantalon de base parfait pour moi, (j'ai déjà à peu près la moitié devant, mais il reste du boulot sur le dos), papa Noël m'a apporté la doc ad hoc, reste à s'y remettre.
    - une vague copie du t-shirt acheté cette année + un maillot de corps tout fin avec la contrepartie de la cagnotte Ulule de la Cantate du chanvre.
    - me faire des petites culottes en coton ou en soie grâce au livre Coudre sa lingerie car écouter des vinyles en petite culotte et pull mohair dans un appartement parisien ç'a toujours été mon rêve et je suis chaque jour plus près du but.

      Qu'il soient aussi matérialistes que les miens ou plus spirituels, j'espère que 2018 vous rapprochera des vôtres !

    Récap 2017
    Lulu vous saluent bien bas... Son horoscope était très mauvais pour 2018.


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  •   Aujourd'hui, billet charcuterie. Voilà quelque temps que je rêvais de rouler des mécaniques cuissotières dans un short taille haute à découpes jean, moulant en haut et un peu évasé sur la cuisse, pas trop court mais pas bermuda non plus. Comme je n'avais pas sous la main ceux de mes burda recelant des jeans, et les modèles de short bubu en ma possession étant de coupe trop droite bien qu'il y en ait des sympas, j'ai entrepris d'en patronner un après avoir pris soin de définir les critères d'éligibilité à l'aide de nombreuses toiles (travail commencé en juin dernier avant de jeter l'éponge une première fois) et d'observations résumées dans la revue des modèles ci-dessous.

    Short Carlotta de Wear Lemonade : sympa, mais fourche dos qui a tendance à faire un bec au milieu des fesses (trop oblique ?), et je veux une réhausse de forme classique et pas de revers.

    Monicranou !

    Short Carlotta par @merry.13

    Peach Shorts de Samantha Pleet : celui qui se rapproche le plus de l'effet désiré. Je prends les découpes côté mais je laisse la braguette trop longue et les jambes un peu trop courtes.

    Monicranou !

    Short taille haute American Apparel
    : le moulant du train arrrière est parfait mais la cuisse est trop saucissonée et très court vêtue, et de surcroît l'étoffe est très épaisse ce qui rend la zone d'assemblage de la fourche et des jambes tellement protubérante que c'en est inconfortable. Une attention particulière a donc été portée au dégarnissage des coutures rabattues tout au long de la confection.

     Monicranou !

    Short Jennyfer vu sur Inside Closet : pas mal les deux passants milieu dos, je prends.

    Monicranou !

    Mais je laisse la statuette de la Vierge qui inspecte les travaux finis.

       Une fois obtenu un patron correspondant normalement aux desiderata, le deuxième coupon de jean des Trouvailles d'Amandine, de coloris glaise, est allé au sacrifice pour le tester. La surjeteuse a été dépoussiérée (c'te honte, prochain projet : une housse pour la surjeteuse...) et enfilée, le fil épais légèrement contrastant sorti. Je n'avais qu'une fermeture compatible en stock, courte à dents métalliques, récupérée d'un manteau de monsieur, ce qui fait que la braguette commence assez haut. Les fonds de poche viennent d'un ancien pyjama.

      La gestion de la fourche fut le principal défi de ce travail.

    Monicranou !

    Dos : je crois qu'on y est. Me sachant un peu cambrée, j'ai éliminé 1cm de hauteur au milieu dos, ce qui me convient visiblement. Porté avec une ceinture il faudrait éliminer un peu moins car le dos a alors tendance à remonter.

    Monicranou !

    Devant : là par contre il va falloir retravailler ça. C'est certes confortable en haut mais j'ai surestimé la force qu'allait déployer El Bidou pour nous soulever tout ça, et l'axe de gravité du short se déplace vers le bas devant, formant un bourrelet de tissu horizontal au niveau fouffal et provoquant une sensation de tirant désagréable sur le devant de la cuisse. Je devrais donc baisser la hauteur du milieu devant d'au moins 1cm pour que la ceinture maintienne bien le tout en position. En attendant, je porterai celui-ci sans ceinture en cuir puisqu'elle semble accentuer ce défaut.

    Monicranou !

    **********

    LULU est né il y a  10 jours
      Parlant fourche et préparatifs pour la belle saison, j'ai commencé les semis du futur potager de balcon rebord de fenêtre. Je vous présente donc Lulu la nantaise percheronne, qui a pointé le bout de son nez 3 jours seulement après avoir semé la petite graine ! Dire que c'était un jour interdit de semis à cause de la pleine lune, je me demande quel phénomène ç'aurait été en jour autorisé. Cela dit, malgré que je les sortent quotidiennement, Lulu semblaient végéter depuis quelques jours, et vient tout juste de faire sa première feuille.

    Monicranou !

    Oui, Lulu n'est pas encore sûr de combien ils sont dans leur tête.

      Freddy le radis a été plus précoce à sortir ses bourgeons de feuilles. Nulle part encore où repiquer ce beau monde puisque les rebords de fenêtre sont encore squattés par les pots de mayo des ouvriers, la suite s'annonce critique.

    Monicranou !

    Gouzi-gouzi. Quand il n'aura plus besoin d'eau je l'appellerai Vaudou. Parce que vaudou né radis (blague familiale)

    **********

      Tout au long du travail, je me suis aidée de mon short American Apparel pour choisir les finitions et les marges de coutures appropriées. Ce fut très instructif. Le hic de cette réalisation a été le refus obstiné de Titine de former les points dès qu'une certaine épaisseur était dépassée : j'ai du assembler tous les passants à la main...

    Monicranou !


       La jambe droite à l'air un peu plus courte que la gauche à cause de deux phénomènes :
    1- j'ai testé la couture milieu légèrement déportée en décalant mes marges de coutures de 0,7cm l'une par rapport à l'autre (ce qui est pratique pour les coutures rabattues) pour avoir une symétrie des surpiqures le long de la fourche. C'est normalement sensé s'équilibrer mais il s'avère qu'anatomiquement parlant le corps à tendance à considérer que la ligne de couture = le milieu.
    2- Je m'en doutais depuis un petit moment après avoir cru à une blague de mon astigmatisme, mais j'ai bien la hanche droite légèrement plus proéminente que la gauche, donc la ceinture remonte un peu plus à droite.

    Monicranou !

      Ceinture très confortable par ailleurs, thermocollée juste sur l'extérieur. Je suis allée lui chercher un bouton à jean chez Fil 2000 pour la modique somme de 40 centimes. J'ai cousu la braguette selon la même méthode que pour le short Lekala.
    Les poches sont bien, mais je devrais laisser quelques millimètres de mou à l'ouverture pour éviter les plis visibles à l'entrée sur le côté. La pente de l'ourlet des jambes et leur largeur assez évasée me conviennent. La longueur est parfaite. Ma grosse crainte était que les coins devant ne rebiquent, et pour le moment ils n'ont pas l'air d'en prendre le chemin.

      Reste donc à voir à l'usage l'impact réel du défaut de tomber devant !

    Monicranou !


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  •   Si l'année a commencé tranquille peinard sur mon rocher à Dinard, avec la publication du patron de bas de pyjama Tamagoshi Breton, rien d'étonnant à ce qu'elle se finisse détendue à Saint Briac avec les deux hauts en jersey du livre de Marie Poisson régulièrement portés, version été et version hiver.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

    Si je le refais, je verrais s'il y a moyen de remédier aux plis d'aisselle devant.

      Le clou de l'année fut la remise sur l'établi du combishort Brass In Pocket. Cette version à rayures doit être l'un des habits dont je suis le plus contente sur toute ma carrière de coutureuse. Si je dois mourir cette année, je veux bien qu'on m'enterre avec (et un petit collant si c'est l'hiver, merci). J'ai été plutôt étonnée du flop en retour, vu que je n'ai repéré qu'une réalisation sur la Toile (merci annouchk). Était-il trop intimidant ? Était-il trop moche ? Avant de sombrer dans un  #instantValoche, je vous remercie d'avoir été nombreuses à donner sa chance à la chemisette FBYKI.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

    La version non bloguée qui a servi de support aux tutos. Je ne suis pas sûre de l'assumer. Il est lourd, un peu trop grand parce que pensé comme une version hiver et le tissu natté est zarbi.

      La robe à froufrous d'hiver qui ne fait pas l'unanimité à fait son trou. J'ai du recoudre un bracelet de manche qui se faisait la malle, à part ça tout va bien. C'est avec elle que j'ai compris ce que j'attendais d'une robe d'hiver : une jupe longue et chaude.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Par contre j'ai peut-être ressorti deux fois la Chose ratée.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

    Testé pour vous : le ridicule ne tue pas.

      La robe bain de soleil peu adaptée au tissu choisi a tout de même été un peu portée une fois que le soleil s'est installé. Notons que ce patron n'a pas dit son dernier mot, puisqu'on s'était juré de lui trouver une cotonnade adéquate.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      J'ai peu porté la robe Frida, sans raison bien identifiée puisque je suis toujours très positive quant au résultat obtenu. Peut-être est-ce à cause de la perspective de repassage de la jupe obligatoire avant le port ? Ou est-ce à cause du phénomène d'emprunte, quand un modèle est tellement rattaché à l'image de son créateur qu'on a l'impression que quelqu'un a levé la patte sur la fringue avant même qu'elle ne soit enfilée ?

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

    Par contre personne n'a relevé l'hommage à Mimi Cracra...

      J'ai également très peu porté la blouse Bianca, parce ça reste une blouse : col non entrouvrable et carrure entravée, je l'ai sortie plusieurs fois en y croyant et n'ai jamais réussi à tenir très longtemps....

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

    Dernière venue, la Carme-test, qui n'a pas encore été reportée mais ça ne saurait tarder.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      La toute récente jupe en jean commence gentiment ses débuts dans le monde.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Au grand dam de Monsieur, je n'ai pas porté le bustier Grace, sans surprise car je me suis davantage retrouvée avec une toile portable qu'avec l'accomplissement de l'idée que j'avais pour ce modèle.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Je n'ai pas reporté Madeleine, qui me serrait bien trop à la taille (ceinture fine, inextensible et unique point d'appui sur le corps + quelques kg pris dans l'année = quarté perdant). Les kilos ayant reflué, je devrais lui redonner une chance. Les grandes poches qui nuisent au tomber de la jupe raccourcie restent tout de même un frein.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      J'en profite pour montrer les quelques torchons en coton bio ourlés à la main (ça prend des plombes) qui attendent le déménagement pour être étrennés.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Et l'étui en cuir bricolé pour le nouvel enregistreur de Monsieur.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      A part ça et une chemise à carreaux pour aller avec sa barbe qui n'a pas survécu à 2017 (patron 129 du burdastyle de mai 2011), je n'ai pas été très altruiste cette année. J'ai aussi gagné 4 euros même pas déclarés en cousant un masque de sommeil non photographié pour une collègue.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Notons l'absence d'excès côté couleur, les pièces les plus portées étant marine, kaki, noire ou grise !

      Voici venu le moment de mettre tout cela en statistiques :

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Cela manque un peu de pantalon, sinon la production a plutôt été équilibrée.

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Bonne nouvelle, le modélisme m'intéresse toujours, et Burda est encore premier dans mon cœur. Et je me suis enfin mis à coudre de la maille grâce à Marie Poisson !

    Rétrospective 2016 : ça va pas être long

      Regardez-moi cette grosse part rouge ! Ce camembert me met en face du dilemme majeur dans la pratique de ce loisir. D'un côté, je connais de mieux en mieux ce que j'aime et ce qui me va et donc je me lance dans des directions moins farfelues qu'il y a quelques années, et d'un autre côté ma curiosité pour la technique augmente, cela combiné à un intérêt pour la dimension sociale de ce loisir, l'exercice de mon esprit critique passant alors par la confection de certaines pièces qu'au bout du compte je ne parviens pas à intégrer.

      En 2016, à part un peu de lingerie, je n'ai pas acheté de vêtement neuf, ayant suffisamment trouvé mon bonheur dans l'occasion (un chemisier, un débardeur en laine, un pull fin, un short). On m'a d'ailleurs aperçue 3 secondes dans un reportage de Capital sur le luxe d'occasion en train de m'adonner à l'espionnage industriel chez Réciproque. La France a échappé de peu à l'expression de mon regret de ne pouvoir entrer mes fesses dans un tailleur Saint Laurent vintage...

    Qu'y a-t-il au programme pour 2017 ?

      Au printemps je l'espère, l'aménagement d'un véritable coin couture pour compléter le best seller de la couturière, à défaut d'atelier ; tsé, un endroit pérenne où tout le nécessaire est accessible dans un rayon de deux longueur de bras ? Selon l'état des finances, ce sera soit à base d'Algot Ikea, soit à base du système Elfa. Si vous avez vous-même installé ce genre de système pour vos affaires, c'est avec un grand intérêt que je lirai vos retours (genre, est-ce que ça supporte vraiment les vibrations d'une surjeteuse ? Qu'est-ce qui est utile, qu'est-ce qui est accessoire ? A quoi regrettez-vous de ne pas avoir pensé dans l'aménagement de votre petit coin ?).

      2017 ne verra probablement pas de réaccélération de la fréquence de production couture. D'abord parce que le travail préparatoire étant bien avancé sur plusieurs modèles, j'espère sortir un ou deux patrons dans l'année. Ensuite parce que je n'ai pas identifié de pièce nécessaire autre que : une ou deux chemises, une autre robe d'hiver, un manteau d'hiver, un pantalon, un short. J'ai bien essayé d'acheter un pantalon dans le commerce cette année mais à chaque fois que je me voyais dans le miroir il n'y a que des noms de charcuteries qui me venaient à l'esprit, donc il va falloir mettre la main à la pâte. Et surtout parce qu'après plusieurs années de vie dans le provisoire d'un studio et les entassements de fringues qui vont avec en attendant mieux, le moment du mieux et du définitif est enfin arrivé. Ce sera donc le moment de faire le tri nécessaire, et de pouvoir remettre tout ce qui reste à la lumière du jour sur un pied d'égalité. La born again wardrobe experience, quoi.

      Et si rien de tout cela ne se réalise, j'espère au moins devenir égérie Pretty Mercerie, rien que pour l'allitération.

      Merci d'avoir prêté votre attention à cette auto-analyse qui ne devait durer que trois lignes, j'ai hâte de vivre cette année, et espère qu'il en est de même pour vous !


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